GAIN Study
Study Sponsor: Cortexyme

Une nouvelle approche pour comprendre la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une menace mondiale pour la santé publique, touchant plus de 30 millions de personnes dans le monde et 5,7 millions aux États-Unis. Bien que le nombre de personnes atteintes de la maladie continue d’augmenter, les quelques médicaments actuellement disponibles ne soulagent que temporairement les symptômes sans ralentir la progression de la maladie. Jusqu’à présent, les nouveaux traitements potentiels n’ont pas été efficaces lors des essais cliniques.

Les découvertes scientifiques récentes, décrites ci-dessous, ont permis de mieux comprendre la cause de la maladie d’Alzheimer, et pourraient révolutionner la façon dont elle est traitée.

Des bactéries pourraient être responsables de la maladie d’Alzheimer

Des experts scientifiques ont découvert qu’une bactérie appelée P. gingivalis, très souvent associée à une maladie dégénérative de la gencive, peut infecter le cerveau chez les personnes âgées, lesquelles sont plus sensibles aux infections. Une fois dans le cerveau, la bactérie libère des protéines toxiques, appelées gingipaïnes, dont il a été démontré au cours d’études chez l’animal, qu’elles détruisaient des neurones et entraînaient d’autres signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer dans le cerveau. Une fois le cerveau infecté, ses défenses naturelles se rassemblent autour des cellules infectées, causant l’inflammation et l’accumulation des plaques associées à la maladie d’Alzheimer.

Une étude récente a révélé que plus de 90 % des patients atteints de la maladie d’Alzheimer présentaient des signes de la bactérie P. gingivalis et de ses toxines dans leur système nerveux central.1 Les tests chez la souris ont démontré que la bactérie pouvait se déplacer de la bouche au cerveau et augmenter la production de plaques dans le cerveau, l’inflammation et les lésions des neurones associées à la maladie d’Alzheimer.1,2

COR388 peut arrêter les lésions causées par les bactéries

Chez Cortexyme, nous développons des traitements basés sur cette nouvelle compréhension de l’infection de P. gingivalis comme cause potentielle de la maladie d’Alzheimer. Nous avons conçu COR388 pour bloquer les protéines toxiques appelées gingipaïnes et produites par la bactérie, et pour arrêter ou ralentir les lésions ultérieures des cellules saines du cerveau.

Dans le cadre d’une étude menée sur des souris infectées par la bactérie P. gingivalis, COR388 a réduit l’infection, bloqué la production de protéines toxiques dans le cerveau, réduit les taux de bêta-amyloïde, qui entraînent la formation de plaques, réduit les marqueurs de l’inflammation et arrêté la progression de la dégénérescence neuronale.2

Une étude clinique préliminaire prometteuse

Chez Cortexyme, nous avons déjà mené une étude clinique sur l’administration de COR388 ou de placebo pendant 10 jours chez 24 volontaires âgés en bonne santé et pendant 28 jours chez 9 patients atteints de la maladie d’Alzheimer. COR388 a été bien toléré, sans aucune tendance cliniquement significative au niveau des événements indésirables ou sans signal de tolérance inquiétant. De l’ADN des bactéries P. gingivalis a été retrouvé dans le liquide céphalorachidien de tous les patients atteints de la maladie d’Alzheimer analysés dans le cadre de l’étude. De plus, on a observé une tendance prometteuse vers l’amélioration moyenne de la performance aux tests de mémoire chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer inclus dans l’étude et ayant reçu COR388, par rapport au placebo.

Voir l’affiche scientifique sur l’étude